Session dâhiver du 6 au 8 fĂ©vrier 2009
Aujourdâhui encore, la pratique de lâanalyse des politiques publiques dans le contexte marocain, aussi bien dans les Ă©tudes universitaires, que dans celle des institutions et des acteurs politiques  reste bien insuffisante par rapport Ă la masse de connaissances dont lâaction politique a besoin dans ce domaine.
Lâexpertise telle que dĂ©veloppĂ©e sur ce plan par nombre dâinstitutions, dâadministrations et mĂȘme au sein de nombre dâentreprises du pays sur semble encore trop imprĂ©gnĂ©e « dâingĂ©nierie », peu adaptĂ©e Ă la nature sociale de la problĂ©matique. Manifestement, elle apparaĂźt aussi marquĂ©e par un esprit excessivement techniciste (en termes de dĂ©nominations, de « quanto frĂ©nĂ©sie » (le culte du quantitatif), de mode de gouvernance dit « bureaucratique » ou mĂȘme de ce que lâon appelle plus ou moins lĂ©gitimement « lâapproche participative », les expĂ©riences dites pilotes, les pratiques de benchmarking dans lâair du temps, les indicateurs, les moyennes plus ou moins contestables, les plans dâaction plus ou moins formels..). Le souffle « politique » de lâaction publique sociale (et non seulement sociale) apparaĂźt de ce fait plutĂŽt faible dans le contexte marocain actuel.
Parfois sâexprime la volontĂ© de soustraire certains secteurs vitaux de la sociĂ©tĂ© marocaine de la sociĂ©tĂ© du domaine de la politique, ce qui une fois de plus atteste que le passage au politique reste souvent inachevĂ© au Maroc. Si lâĂ©laboration de politiques publiques sociales sur des bases rĂ©ellement âpolitiquesâ constitue une dĂ©marche encore embryonnaire, que dire de lâexamen de leur exĂ©cution et, a posteriori, de leur Ă©valuation?
 Cela ne saurait empĂȘcher de soumettre Ă Ă©tude, rĂ©flexion, apprĂ©ciation et dĂ©bat lâhypothĂšse de lâexistence de politiques publiques sociales au Maroc, leur consistance, la maturation du champs de lâaction sociale quâelles ont fini par constituer, sans parler de leur mise en Ćuvre , de leur Ă©valuation et de leur apprĂ©ciation proprement politique. Dans tous les cas de figure, celles-ci semblent appelĂ©es Ă se dĂ©velopper, ainsi que leurs analyses. A coup sĂ»r, ce champ de recherche est prometteur.
Lâune des tĂąches rĂ©currentes pour les chercheurs dans les diffĂ©rentes disciplines des sciences sociales,en matiĂšre de dĂ©veloppement social, est de dĂ©limiter objet, approches et mĂ©thodes, de multiplier les Ă©tudes comparatives, dâinvestir dans les dimensions historiques, les valeurs et les perspectives (Ă©galitĂ©, droits, justice sociale, efficacitĂ©, Ă©quitĂ©, choix, altruisme, rĂ©ciprocitĂ© et obligation..).
Lâautre dimension des politiques publiques sociales concerne les acteurs de ces politiques, les institutions, les organes, les organisations, les normes, les lois, les rĂšglements, les procĂ©dures.
Il importe Ă©galement dâĂ©tudier les politiques publiques sociales du point de vue des groupes cibles et spĂ©cifiques concernĂ©s par ces politiques : les enfants, les jeunes, le genre, le troisiĂšme Ăąge, les catĂ©gories sociales Ă besoins spĂ©cifiques, les familles, les migrants..Â
Par ailleurs, les politiques publiques sociales sollicitent lâĂ©tude tant du point de leurs finalitĂ©s, que de leurs contenus, modes dâexĂ©cution, quâelles se rapportent aux besoins sociaux
 fondamentaux (Ă©ducation, santĂ©, emploi, habitat..) ; quâil sâagisse de la (re)distribution des ressources (matĂ©rielles, symboliques..) : politiques publiques salariales, de protection sociale ; quâelles concernent la mise Ă niveau sociale, le rattrapage des retards accumulĂ©s par certaines catĂ©gories sociales à besoins spĂ©cifiques, le dĂ©passement des dĂ©ficits (politiques publiques du genre, de gestion des besoins spĂ©cifiques, traitement rĂ©servĂ© aux exclusions, aux marginalitĂ©s..) ; que cela renvoie Ă la qualitĂ© de la vie, Ă lâenvironnement, aux espaces publics sociaux..
Ainsi donc le champ de recherche qui sâouvre dans ces domaines aux chercheurs en sciences sociales est considĂ©rable, riche, dĂ©terminant..
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 Afin dâatteindre cet objectif lâUniversitĂ© du DĂ©veloppement Social, dans sa session dâhiver 2009, du 6 au
8 février 2009en partenariat avec la Faculté polyvalente de Taza, et au siége de celle-ci,  se fixe comme
objectif de sâinvestir encore une fois cette voie de recherche riche et fĂ©conde.
ÂMis Ă jour ( Mardi, 12 Mai 2009 23:42 )


